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27/08/2014

Emotions et santé

 émotions négatives,méditation,études,recherche,corps,espritQuelques paroles bien trouvées: 

"On ne peut pas, sans nuire à sa santé, manifester jour après jour le contraire de ce qu'on ressent réellement, se faire crucifier pour ce qu'on n'aime pas, se réjouir de ce qui vous apporte le malheur". (Boris Pasternack)
 
 "Une forte attitude positive pourra produire plus de miracles que n'importe quel médicament miraculeux".
 
"Rien ne vaut votre santé. Rien ne mérite que vous vous empoisonniez vous-même par le stress, l'anxiété et la peur". 
 
"Tout ce que vous souhaitez se trouve de l'autre côté de la peur" . 
 
"Le monde était beau avec ses chants d'oiseaux annonciateurs des premières lueurs de l'aube, quand la pelouse se nappait d'ombre bleue et que les bandes de brouillard montaient lentement du bayou. Pourquoi laisser la peur et le soupçon envahir le coeur et prendre possession de la vie? " (James Lee Burke, L'Emblème du croisé)
 
L'effet des émotions sur la santé n'est plus à démontrer, et ce sont surtout les émotions négatives qu'il faut apprendre à gérer. La clé serait de ne pas juger l'émotion/l'expérience, mais de l'accepter pour ce qu'elle est et d'utiliser ce qu'elle nous apprend, et pour cela il faudra en être pleinement conscient. La connexion entre l'esprit et le corps ne peut être vue, mais ses effets sont profonds. Il est évident qu'une attitude mentale positive va produire un style de vie sain. Nos émotions et nos expériences sont essentiellement de l'énergie et vont être stockées dans la mémoire cellulaire de notre corps. Il a été même montré que les molécules condensées exhalées des expressions verbales de colère, de haine, de jalousie contiennent des toxines qui, accumulées pendant une heure, ont la capacité de tuer 80 cochons d'Inde. On peut ainsi mesurer le mal que nous faisons à notre corps en stockant des émotions négatives et des expériences non gérées. Sans parler du fait que nos tensions peuvent être contagieuses (on se souvient de la récente expérience controversée de Facebook concernant la contagion émotionnelle via les réseaux sociaux).  
La pratique de la méditation (ou de la "réflexion méditative", si vous préférez un terme moins connoté bouddhiste) est de plus en plus reconnue comme la condition d'une meilleure santé. Il existe deux formes de méditation: concentrer son attention sur sa respiration, et  concentrer son attention sur l'intérieur et l'extérieur en même temps. Les chercheurs ont trouvé que ces formes influencent deux manifestations de la réflexion créative: la capacité de générer de nouvelles idées, et de trouver des solutions aux problèmes. Des études ont mesuré l'efficacité de l'entraînement à la méditation sur un groupe de managers en ressources humaines: ceux qui avaient une bonne pratique de la méditation réussissaient un meilleur et plus rapide traitement de l'information, et cela a pu être visualisé dans le cortex par l'imagerie cérébrale.  

Nous voulons signaler le nouveau site de Rick Hanson qui réunit des documents et des outils susceptibles d'être utilisés dans une démarche de développement personnel:  http://yourskillfulmeans.com/ 

 

 

18/08/2014

Etre authentique

 authentique,sincère,estime de soi,proactifEn envoyant à l'ouvrage du psychologue Guy Winch, Emotional First Aid.., cet article paru dans Huffington Post résume les traits d'une personne authentique. Elle a une haute estime de soi, elle accepte l'idée d'être parfois vulnérable, elle partage ses idées, opinions, croyances sincères avec le reste du monde, elle fait et reçoit volontiers des compliments, elle écoute réellement et préfère les conversations profondes, elle se laisse guider par sa voix intérieure plutôt que par son environnement. La clé de l'authenticité consiste à savoir qui on est, et se sentir bien avec soi-même. Cela demande du temps pour développer des idées solides sur les choses qui présentent vraiment de l'intérêt à ses propres yeux, afin de ne pas adopter aveuglément celles des autres. Quand on arrive à vivre en accord avec ses valeurs, quand on peut les ressentir, les soutenir, se battre pour elles, les représenter, on devient davantage proactif que réactif. Cela permet de conférer du sens au but et à la direction à suivre. Les personnes qui savent regarder en elles-mêmes, pour comprendre pourquoi elles pensent et agissent d'une certaine façon, sont plus éveillées quant aux principes et aux objectifs qui jalonnent leur vie. 

Nous voyons bien que le noyau de ce comportement authentique n'est autre que l'estime de soi. Voici les caractéristiques d'une personne qui s'estime (cours CEFRO). Sur la question fondamentale si l'estime de soi est une valeur inaliénable, ou une capacité à acquérir, les opinions sont divisées. Des programmes existent, dans certains pays, pour promouvoir l'estime de soi et la responsabilité, comme facteurs indispensables à la réussite personnelle et sociale. Certainement, il est plus facile de concevoir de tels programmes, que de réfléchir à des changements de fond dans la société susceptibles d'offrir des conditions à l'épanouissement personnel..(à ce propos, voir aussi cette note sur le blog principal).

28/07/2014

Parole et émotion

parole, émotion, raison, philosophie, scolastique, science, décision, cerveau La conscience du pouvoir magique de la parole, qu'elle soit bonne ou mauvaise, est déjà profondément ancrée dans l'univers médiéval, construit sur l'antinomie vertu/péchéTrès tôt, le système des péchés a été organisé et hiérarchisé en péchés capitaux ou mortels et péchés mineurs ou de seconde zone. Il faut observer que les enfants de chacun des sept péchés capitaux (l'orgueil, l'envie, la colère, la tristesse, l'avarice, la gourmandise, le vice) sont les péchés de la langue, c'est-à-dire les mauvaises paroles produites par le coeur et par l'esprit des pécheurs, et véhiculées à travers la dangereuse porte de la bouche, par la langue. L'univers de la communication verbale dans la société de l'Occident médiéval exigeait une discipline de la parole, et c'est le système scolastique qui a posé les bases d'une casuistique de la parole. Un traité inédit, conservé à Oxford, De lingua, du XIIIe, situe le péché de langue à l'intérieur du péché de gourmandise, défini comme l'ensemble de deux grands domaines, celui du goût et celui de la parole. Il n'y a pas de grand théologien de l'époque qui ne parle dans son système du "peccatum oris", du fait qu'il y a opposition entre parole bonne et parole mauvaise, comme entre vice et vertu. "La grâce de parole" est un  thème qui préoccupe beaucoup les esprits de l'époque, et tous sont d'accord que ses fruits sont des vertus telles la capacité et l'habileté à bien parler, la ferveur, le discernement.. On peut remarquer que les actes verbaux ne font que traduire des valeurs éthiques, harmonieuses ou désordonnées. 

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17/07/2014

Possibilités de l'intelligence

intelligence, intelligence artificielle, émotions, Wittgenstein, Bergson, langage, réflexion Aujourd'hui, l'intelligence artificielle est capable de remplacer tout à fait l'humain dans bien des domaines, y compris dans celui de la rédaction de contenus. A partir de mots-clés, un robot dernière génération peut vous offrir un texte parfaitement rédigé: une description, une publicité, et pourquoi pas un article d'information, à la place du journaliste. Wittgenstein observait quel serait le vrai danger de ce progrès: "Nous ne devons pas craindre que nos machines nous dépossèdent de la pensée -mais peut-être avoir peur qu'elles ne nous incitent à cesser de penser par nous-mêmes. Ce qui leur manque, ce n'est pas la puissance de calcul, mais l'animalité. Le désir et la souffrance, l'espoir et la frustration sont les racines de la pensée, pas le calcul mécanique." (Wittgenstein, Editions du Seuil, 2000). Il faudra rappeler que ces considérations sont liées à une conception de l'éthique (retrouver éventuellement, une note sur l'autre blog).
Voici un très beau texte de Bergson qui décrit l'intelligence, en tant que résultat de l'évolution créatrice, à savoir du langage dans son rapport aux choses, et à soi-même
 
"Une intelligence qui réfléchit est une intelligence qui avait, en dehors de l'effort pratiquement utile, un surplus de force à dépenser. C'est une conscience qui s'est déjà, virtuellement, reconquise sur elle-même. Mais encore faut-il que la virtualité passe à l'acte. Il est présumable que, sans le langage, l'intelligence aurait été rivée aux objets matériels qu'elle avait intérêt à considérer. Elle eût vécu dans un état de somnambulisme, extérieurement à elle-même, hypnotisée sur son travail. Le langage a beaucoup contribué à la libérer. Le mot fait pour aller d'une chose à une autre, est, en effet, essentiellement, déplaçable et libre. Il pourra donc s'étendre, non seulement d'une chose perçue à une autre chose perçue, mais encore de la chose perçue au souvenir de cette chose, du souvenir précis à une image plus fuyante, d'une image fuyante, mais pourtant représentée encore, à la représentation de l'acte par lequel on se la représente, c'est-à-dire à l'idée. Ainsi va s'ouvrir aux yeux de l'intelligence, qui regardait dehors, tout un monde intérieur, le spectacle de ses propres opérations. Elle n'attendait d'ailleurs que cette occasion. Elle profite de ce que le mot est lui-même une chose pour pénétrer, portée par lui, à l'intérieur de son propre travail. Son premier métier avait beau être fabriquer des instruments; cette fabrication n'est possible que par l'emploi de certains moyens qui ne sont pas taillés à la mesure exacte de leur objet, qui le dépassent, et qui permettent ainsi à l'intelligence un travail supplémentaire, c'est-à-dire désintéressé. Du jour où l'intelligence, réfléchissant sur ses démarches, s'aperçoit elle-même comme créatrice d'idées, comme faculté de représentation en général, il n'y a pas d'objet dont elle ne veuille avoir l'idée, fût-il sans rapport direct avec l'action pratique". (extrait de Henri Bergson, L'évolution créatrice, dans Mémoire et vie, Textes choisis par Gilles Deleuze)